Gestion de projet

ULTIM MIEUX

Propriétaire d’un Ultim au palmarès étourdissant, Ultim Sailing a œuvré depuis plusieurs mois à armer son trimaran pour être sur la ligne de départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2022. Découvrez les acteurs du projet : le collectif d’entrepreneurs MIEUX, partenaires du bateau n°12 et son skipper Arthur Le Vaillant…

Qui est MIEUX ? 

MIEUX, un collectif d’entrepreneurs au service de futurs meilleurs.
L’association MIEUX a été cofondée par des entrepreneurs engagés en matière de RSE, qui souhaitent appliquer et partager les meilleures pratiques. Elle entend ainsi œuvrer à la création d’une société plus résiliente et rayonnante.

Venant de tous les secteurs économiques et de tous les territoires, les premiers partenaires du projet Mieux, tous cofondateurs de l’association (voir encadré), veulent être ensemble les ambassadeurs d’une nouvelle manière de concevoir la performance. Leurs objectifs : que la sobriété devienne tendance et l’opulence obsolète, que l’ignorance et la désinformation soient combattues et qu’entreprendre soit compatible avec la préservation du vivant.

Au-delà de leurs réflexions et des mesures qu’ils prendront dans leurs propres entreprises, ces entrepreneurs responsables entendent associer le collectif à des campagnes d’actions thématiques en collaboration avec d’autres associations telles qu’Action Enfance.

La première action d’envergure de Mieux sera de soutenir la participation d’Arthur Le Vaillant à la 12e édition de La Route du Rhum, qui partira de Saint-Malo le 6 novembre pour rallier la Guadeloupe. Le navigateur rochelais prône une approche différente et nouvelle de la course au large, plus responsable et respectueuse du milieu vivant, en adéquation avec les valeurs qu’entend défendre Mieux.

Le projet 

L’Ultim armé par Ultim Sailing est passé entre les mains des marins les plus talentueux de ces 20 dernières années.

Né d’éléments de Géronimo d’Olivier de Kersauson et vainqueur du Trophée Jules Verne en 2004, il a été reconstruit par les équipes du Team Sodebo en 2013 et a permis à Thomas Coville de battre le record du Tour du monde à la voile en solitaire en 2016 et le record de l’Atlantique Nord en 2017. En 2019, il passe sous les couleurs d’Actual, avant d’être racheté par Ultim Sailing en 2021.

Géant des mers, long de 31 mètres et 21 mètres de large, il appartient à la classe Ultim 32/23, les plus gros bateaux de course au large aujourd’hui menés en solitaire. Doyen de la flotte qui s’alignera le 6 novembre sur la ligne de départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, c’est un bateau fiable et éprouvé mené par un jeune skipper talentueux.

Rochelais d’origine, bercé dans la course au large depuis sa plus tendre enfance grâce aux exploits paternels, Arthur Le Vaillant suit aujourd’hui sa propre voix. D’abord en Class40, puis en Océan Fifty, aujourd’hui en Ultim, il apporte un nouveau souffle et cherche à sensibiliser sur le réchauffement climatique. 

Le rôle d’Ultim Sailing

 Grâce à leurs expériences de l’événementiel nautique et leur amour des histoires bien écrites, Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot sont heureux d’aligner un projet très cohérent sur la prochaine Route du Rhum – Destination Guadeloupe : un collectif d’entrepreneurs qui remettent en question les systèmes en place, un skipper engagé pour la planète, sur un bateau étendard jouant au côté des plus grands marins contemporain.  

portrait Emmanuel Bachellerie

Emmanuel
Bachellerie

Que diriez-vous d’un homme qui place haut Victor Hugo, Raymond Aron et… Loïck Peyron ? Et qui, facteur aggravant, lit un roman ou un essai politique par semaine et, par-dessus le marché, poste trois commentaires argumentés sur les réseaux sociaux en lien avec l’actualité ? Allez, soyez franc(s) : feriez-vous confiance à un social-démocrate, européen, libéral et pire, sorti des écoles parisiennes ? Et qui, de fait, n’est ni Léonard, ni Trégorois, ni encore moins Bigouden. N’était-il tout simplement pas étrange de voir un Versaillais, alors âgé de 42 ans, prendre en 2014, la barre d’une classe naissante de trimarans géants, celle de la Classe Ultime, et la soutenir pendant sept ans, souvent face à des vents contraires ? Emmanuel Bachellerie, s’il est un homme de communication – selon la formule fourre-tout – parle moins qu’il n’écoute. Ce qu’on cherche dans une organisation, qu’elle soit sportive, humanitaire, politique, internationale, ce n’est pas une technicité – elle sera nécessairement au rendez-vous – ni des phrases toute faites ; non, ce qu’on cherche, c’est un homme qui sache parler aux hommes et aux femmes qui vont, soit modifier l’Histoire, ou alors plus modestement comme ici fabriquer des histoires. Mathieu Sarrot et Emmanuel Bachellerie ne sont précisément pas des hommes de mer, mais connaissent intimement celles et ceux qui vont sur l’eau. Ils ne navigueront pas. Ce n’est pas leur travail. En revanche, ils écrivent une nouvelle page pour que ceux qui savent naviguer à armes égales puissent le faire. Et nous, éventuellement voyager.

Jean-Louis Le Touzet, 22 avril 2022

photo portrait de Michel Sarrot

Mathieu
Sarrot

Organisateur de courses au large, Mathieu Sarrot compose des histoires de mer et de marins depuis le quai. Les portées qu’il dessine en clé de sol ont vocation à voir s’ébattre les notes des marins, à accueillir leurs cadences. En 25 ans de métier, le Parisien nourri au bon vent de Saint-Malo a déjà veillé sur la bonne tenue de plus de 45 courses au large. La vocation n’est pourtant pas aisée lorsque, aux départs et leur cortège d’angoisses, on préfère le verre partagé avec le dernier. En quatre Routes du Rhum, huit Solitaires du Figaro, autant de Transats AG2R La Mondiale et de Transat jacques Vabre, cinq Trophées BPE, trois Courses de l’Europe et une myriade de galops de figaristes, le compositeur a connu bien des bonheurs.

Pour se mettre en phase avec l’exercice de la navigation, Mathieu Sarrot a donné à sa trajectoire la géométrie d’un passage de front : du droit d’abord, puis un bord de recalage par une école de communication, pour parfaire sa définition de l’allure à donner à une course. Ses rencontres avec Pierre Bojic, Éric Tabarly, Gérard Petipas ou Jean Maurel ont nourri son désir perpétuel de laisser cours aux histoires vraies, à l’authentique. Le lien profond qu’il a développé depuis 1994 avec la communauté des gens qui naviguent le rend légitime dans sa volonté de dessiner ses courses avec les marins. Avec Ultim Sailing, la structure qu’il anime avec Emmanuel Bachellerie, Mathieu Sarrot met à l’épreuve sa conviction que les courses au large peuvent s’inscrire en conformité avec l’époque, en développant un modèle plus frugal, plus agile et, il l’espère, plus vertueux.

Frédéric Pelatan, 22 avril 2022

Métiers

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Ultim Sailing a acquis, au printemps 2021, l’un des 7 Ultims que compte la planète. D’une longueur de 31 mètres de long, de 21 mètres de large et d’un mât de 35 mètres de haut, le trimaran est proposé à la location annuelle pour pouvoir participer aux grands événements nautiques tout en permettant à ses parties prenantes (collaborateurs, clients, partenaires, prospects) de vivre des expériences uniques.

Dans le prolongement de cette acquisition, Ultim Sailing propose aux marins, en recherche de sponsors et de partenaires, d’examiner toute problématique relative au montage d’un projet ; de la ClasseMini aux Ultim.

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Les deux dirigeants d’Ultim Sailing ont, à eux deux, 33 années d’expérience dans le domaine de la course au large. Passionnés par ce sport et ses théâtres naturels, ils ont à cœur de passer de l’idée au projet.

Parce que les collectivités, les partenaires privés, les équipes et leurs sponsors ont, tous, des problématiques différentes et complexes à enchevêtrer…

Parce que les media ont une appétence pour le « live »…

Parce que le grand public rêve d’aventures…

Parce que nous aimons ces machines et les marins qui vont dessus.

Pour toutes ces raisons, il nous est apparu utile de proposer de partager nos réflexions et de les mettre en œuvre ; quand tel territoire veut faire savoir la protection de son littoral, son engagement dans le maritime, l’accompagnement de ses filières industrielles ou quand telle marque veut raconter des histoires alternatives qui emmènent la totalité de ses publics.

Qu’il s’agisse de « Brest Atlantiques » en 2019, le « Trophée BPGO » ou « Finistère Atlantique » cette année… chaque projet a eu ou aura sa singularité. C’est une promesse que nous nous faisons et partageons à nos interlocuteurs.

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La course au large n’est pas un sport comme les autres.

Il est à ciel ouvert, à contrario d’une enceinte fermée. Il ne bénéficie pas de droits TV. Il est fait de ce bois singulier qu’ont celles et ceux qui partent en mer ; taiseux, durs au mal et amis de l’inconnu, de l’incertitude.

Que vous soyez collectivité ou marque commerciale, nous vous accompagnerons dans les questionnements et réponses à apporter aux interrogations qui seront les vôtres au moment de vous engager. Parce qu’une fois qu’on a goûté au sel de la course au large, difficile de s’en éloigner.