Route des Terres Neuvas

Saint-Pierre et Miquelon et la Baie de Saint-Brieuc ont une histoire commune : celle des Terres Neuvas.En collaboration avec les Ocean Fifty, les deux territoires créent une nouvelle transatlantique qui s’inscrit dans les traces des anciens marins dont l’organisation est confiée à Ultim Sailing. Grand challenge sportif en perspective et une belle histoire à raconter.

L’épreuve sportive

Sur un parcours engagé de 2 120 milles, la flotte des Ocean Fifty retracera la mythique Route des Terre-Neuvas, de l’Archipel de St Pierre et Miquelon à la Baie de St Brieuc. En équipage réduit, d’Ouest en Est, la course a, notamment, pour vocation de rappeler le patrimoine maritime qui unit l’archipel découvert en 1520 par le navigateur portugais Joas Alvarez Fagundes avec les côtes d’Armor.

Les premières campagnes de la Grande Pêche ont plus de 5 siècles.

En 1987, une grande course entre la Bretagne, au départ de Lorient, et Saint Pierre a été courue par toute une génération de skippers dont Éric Tabarly et Pierre Fehlmann. 36 ans après, cette nouvelle transatlantique souhaite s’installer dans la durée et s’ancrer sur ces deux territoires chargés d’une forte dimension maritime.

Avec un départ prévu le dimanche 9 juillet 2023, de St Pierre, la flotte sera attendue dans la baie de St Brieuc pour le week-end du 14 juillet.

ULTIM SAILING s’engage aux côtés des territoires et de l’association Route pour organiser et produire cette première Transat réservée aux trimarans de 50 pieds et à l’exceptionnel talent des marins réunis au sein de la Classe Ocean Fifty.

Des îles d’exception : biodiversité et culture de l’hospitalité

Saint-Pierre & Miquelon, c’est un paradis de biodiversité. Ses reliefs offrent une mer tout autant de couleurs caraïbes que de rouleaux vert glacés, des landes à l’infini comme des bois verdoyants et des côtes rocheuses aux anses sablonnées. Tel un nid sur l’océan, l’Archipel accueille des dizaines d’espèces d’oiseaux rares. Les phoques et macareux y saluent dauphins, baleines et orques évoluant entre les îles, et une myriade de fleurs et de fruits sauvages s’épanouissent dans des paysages époustouflants aux teintes d’aurores boréales.
So french, comme la gastronomie, les vins français et les fêtes nationales. Aux côtés des trésors de la mer, morue, homard ou Saint-Jacques royales et des maisons colorées aux airs de Canada, le savoureux mélange d’Europe et d’Amérique va droit au cœur. L’hospitalité n’est pas une légende à Saint-Pierre et Miquelon et une main est toujours tendue au nouvel arrivant.
Naviguer sur l’océan, dompter vents et courants, scruter les caprices des cieux, jouer de tous les éléments est inscrit dans les gènes de l’Archipel : Saint-Pierre et Miquelon offre son littoral pour s’abriter ou se mesurer, avant d’être l’escale attachante chère aux marins passionnés.

Un plan d’eau fantastique pour la flotte d’exception des Ocean Fifty, qui offriront un spectacle de toute beauté au large des côtes de Saint Pierre et Miquelon avant de prendre le départ de la ROUTE des TERRE-NEUVAS pour Saint-Brieuc et ses terres d’origine en Bretagne.

« Cela fait plus de trois années que nous travaillons sur cette nouvelle Transat aux saveurs des Grands Bancs de Terre-Neuve et de notre Bretagne si chère aux habitants de l’Archipel. Nous sommes très fiers de ce partenariat avec nos amis de Saint-Brieuc Armor Agglomération ainsi qu’avec les équipages de la Classe Ocean Fifty !  » Philippe Paturel, Président et fondateur de Route Saint-Pierre & Miquelon

L’agglomération de Saint-Brieuc réaffirme son ambition nautique

De nombreux sportifs voient dans la baie de Saint-Brieuc un superbe terrain de jeu protégé où l’on peut naviguer toute l’année. Les conditions de pratique y sont remarquables. La baie forme chaque année des générations de marins. Avec quatre centres nautiques reconnus, l’Agglomération dispose d’une offre tant pour la pratique de loisirs que pour la compétition. Le nautisme constitue donc un enjeu de développement touristique, économique et de qualité de vie. Et le territoire mise fortement sur le développement de ses ports.

 

En effet, Saint-Brieuc Armor Agglomération compte plus de 50 km de côtes et 3 ports riches d’une histoire souvent méconnue : le Légué avec une rive sur Saint-Brieuc et l’autre sur Plérin, le port de Binic et le port d’Armor à Saint-Quay-Portrieux.

 

Ces 3 ports partagent un passé commun autour de la pêche à la morue pratiquée pendant près de 500 ans dans les eaux poissonneuses de Saint-Pierre et Miquelon.

Binic a été le premier port d’armement « Terres Neuves » de Bretagne.

En 1829, les ports du Légué, de Binic, du Portrieux et de Paimpol envoyaient ensemble à Saint-Pierre et Miquelon une soixantaine de navires.

 

En 2022, Saint-Brieuc Armor Agglomération conforte son ambition nautique en prenant part à l’organisation de cette course au large. Et poursuit bien sûr son accueil d’autres courses de voile.

Un bout d’histoire Commun avec Saint-Pierre & Miquelon

Cette transatlantique entre Saint-Pierre et Saint-Brieuc prend donc tout son sens dans l’incroyable histoire des Terre-Neuvas. Elle va aussi favoriser leur connaissance réciproque et certainement de nouvelles coopérations.

 

Enfin, elle s’inscrit pleinement dans l’ambition nautique de Saint-Brieuc Armor Agglomération par l’accueil d’une transat de haute performance en totale connexion avec la population locale grâce au récit qui lui est associé et aux skippers des Ocean Fifty que l’on sait proches du public.

Métiers

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Ultim Sailing a acquis, au printemps 2021, l’un des 7 Ultims que compte la planète. D’une longueur de 31 mètres de long, de 21 mètres de large et d’un mât de 35 mètres de haut, le trimaran est proposé à la location annuelle pour pouvoir participer aux grands événements nautiques tout en permettant à ses parties prenantes (collaborateurs, clients, partenaires, prospects) de vivre des expériences uniques.

Dans le prolongement de cette acquisition, Ultim Sailing propose aux marins, en recherche de sponsors et de partenaires, d’examiner toute problématique relative au montage d’un projet ; de la ClasseMini aux Ultim.

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Les deux dirigeants d’Ultim Sailing ont, à eux deux, 33 années d’expérience dans le domaine de la course au large. Passionnés par ce sport et ses théâtres naturels, ils ont à cœur de passer de l’idée au projet.

Parce que les collectivités, les partenaires privés, les équipes et leurs sponsors ont, tous, des problématiques différentes et complexes à enchevêtrer…

Parce que les media ont une appétence pour le « live »…

Parce que le grand public rêve d’aventures…

Parce que nous aimons ces machines et les marins qui vont dessus.

Pour toutes ces raisons, il nous est apparu utile de proposer de partager nos réflexions et de les mettre en œuvre ; quand tel territoire veut faire savoir la protection de son littoral, son engagement dans le maritime, l’accompagnement de ses filières industrielles ou quand telle marque veut raconter des histoires alternatives qui emmènent la totalité de ses publics.

Qu’il s’agisse de « Brest Atlantiques » en 2019, le « Trophée BPGO » ou « Finistère Atlantique » cette année… chaque projet a eu ou aura sa singularité. C’est une promesse que nous nous faisons et partageons à nos interlocuteurs.

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La course au large n’est pas un sport comme les autres.

Il est à ciel ouvert, à contrario d’une enceinte fermée. Il ne bénéficie pas de droits TV. Il est fait de ce bois singulier qu’ont celles et ceux qui partent en mer ; taiseux, durs au mal et amis de l’inconnu, de l’incertitude.

Que vous soyez collectivité ou marque commerciale, nous vous accompagnerons dans les questionnements et réponses à apporter aux interrogations qui seront les vôtres au moment de vous engager. Parce qu’une fois qu’on a goûté au sel de la course au large, difficile de s’en éloigner.

portrait Emmanuel Bachellerie

Emmanuel
Bachellerie

Que diriez-vous d’un homme qui place haut Victor Hugo, Raymond Aron et… Loïck Peyron ? Et qui, facteur aggravant, lit un roman ou un essai politique par semaine et, par-dessus le marché, poste trois commentaires argumentés sur les réseaux sociaux en lien avec l’actualité ? Allez, soyez franc(s) : feriez-vous confiance à un social-démocrate, européen, libéral et pire, sorti des écoles parisiennes ? Et qui, de fait, n’est ni Léonard, ni Trégorois, ni encore moins Bigouden. N’était-il tout simplement pas étrange de voir un Versaillais, alors âgé de 42 ans, prendre en 2014, la barre d’une classe naissante de trimarans géants, celle de la Classe Ultime, et la soutenir pendant sept ans, souvent face à des vents contraires ? Emmanuel Bachellerie, s’il est un homme de communication – selon la formule fourre-tout – parle moins qu’il n’écoute. Ce qu’on cherche dans une organisation, qu’elle soit sportive, humanitaire, politique, internationale, ce n’est pas une technicité – elle sera nécessairement au rendez-vous – ni des phrases toute faites ; non, ce qu’on cherche, c’est un homme qui sache parler aux hommes et aux femmes qui vont, soit modifier l’Histoire, ou alors plus modestement comme ici fabriquer des histoires. Mathieu Sarrot et Emmanuel Bachellerie ne sont précisément pas des hommes de mer, mais connaissent intimement celles et ceux qui vont sur l’eau. Ils ne navigueront pas. Ce n’est pas leur travail. En revanche, ils écrivent une nouvelle page pour que ceux qui savent naviguer à armes égales puissent le faire. Et nous, éventuellement voyager.

Jean-Louis Le Touzet, 22 avril 2022

photo portrait de Michel Sarrot

Mathieu
Sarrot

Organisateur de courses au large, Mathieu Sarrot compose des histoires de mer et de marins depuis le quai. Les portées qu’il dessine en clé de sol ont vocation à voir s’ébattre les notes des marins, à accueillir leurs cadences. En 25 ans de métier, le Parisien nourri au bon vent de Saint-Malo a déjà veillé sur la bonne tenue de plus de 45 courses au large. La vocation n’est pourtant pas aisée lorsque, aux départs et leur cortège d’angoisses, on préfère le verre partagé avec le dernier. En quatre Routes du Rhum, huit Solitaires du Figaro, autant de Transats AG2R La Mondiale et de Transat jacques Vabre, cinq Trophées BPE, trois Courses de l’Europe et une myriade de galops de figaristes, le compositeur a connu bien des bonheurs.

Pour se mettre en phase avec l’exercice de la navigation, Mathieu Sarrot a donné à sa trajectoire la géométrie d’un passage de front : du droit d’abord, puis un bord de recalage par une école de communication, pour parfaire sa définition de l’allure à donner à une course. Ses rencontres avec Pierre Bojic, Éric Tabarly, Gérard Petipas ou Jean Maurel ont nourri son désir perpétuel de laisser cours aux histoires vraies, à l’authentique. Le lien profond qu’il a développé depuis 1994 avec la communauté des gens qui naviguent le rend légitime dans sa volonté de dessiner ses courses avec les marins. Avec Ultim Sailing, la structure qu’il anime avec Emmanuel Bachellerie, Mathieu Sarrot met à l’épreuve sa conviction que les courses au large peuvent s’inscrire en conformité avec l’époque, en développant un modèle plus frugal, plus agile et, il l’espère, plus vertueux.

Frédéric Pelatan, 22 avril 2022