Martin Le Pape (Paprec) : « On savait que ce Trophée Banque Populaire Grand Ouest serait engagé vu le plateau, mais le long bord de reaching a vraiment été décisif. C’était limite en termes de choix de voile : soit on poussait fort pour rester dans le coup, soit on temporisait pour ne pas tout casser et garder du matériel pour la suite. On ne savait pas comment la course allait évoluer, donc il fallait aussi penser à l’après. Les premiers ont pris beaucoup d’avance à ce moment-là, et derrière, on n’a jamais réussi à recoller. Le niveau d’engagement était énorme. Sur ce bord-là, on s’est même demandé ce qu’on faisait là… c’était vraiment à la limite de ce qu’on peut accepter en Figaro Beneteau 3. Et ce n’a pas été le seul moment dur. En Bretagne Nord, il a fallu en permanence rester concentré pour éviter les cailloux, enchaîner les manœuvres, jouer avec le courant… c’était extrêmement usant. Je pense même que je suis sorti de cette zone plus fatigué qu’à l’arrivée. Au final, il y a forcément un peu de frustration, parce qu’on sent qu’on pouvait faire mieux. On a encore quelques déficits de vitesse à corriger, mais cette course a permis justement d’identifier des pistes de travail. C’était aussi l’objectif, en vue de la Solitaire du Figaro pour Yoann (Richomme). »
Paul Loiseau (Région Bretagne – CMB Espoir) : « C’était une course très tonique, très engagée, mais vraiment géniale à vivre. Pour ma part, c’était la première fois que je passais quatre jours en mer, et avec Victor (Le Pape), ça s’est super bien passé. J’ai appris énormément de choses en vue de la Solitaire du Figaro, et c’était clairement l’objectif. Il y eu de tout : du jeu dans les cailloux, et surtout ce long bord de reaching de « sanglier ». Pendant des heures, on était trempés, à encaisser des paquets de mer en continu… mais c’est exactement le genre d’expérience que l’on vient chercher. C’est bien de se mettre dans le dur, de se tester avant la Solitaire. Sportivement, on est contents du résultat. On s’est retrouvés quatrième à un moment, puis on a explosé nos deux grands spis. On a donc terminé toute la fin de course sous petit spi, alors que les conditions étaient plutôt faites pour le grand. Réussir à tenir et à finir huitièmes dans ce contexte, c’est vraiment satisfaisant. Ce qui est encourageant aussi, c’est que dès qu’on avait la même voile que les autres, on était parfaitement dans le rythme. Le bateau marche bien. J’ai pu tester ma nouvelle grand-voile pour la Solitaire
Chloé Le Bars (Skipper MACIF) : « C’était une course vraiment incroyable, avec des conditions très variées. On a eu de tout : du jeu dans les cailloux, du large, du reaching, du près, du portant… un parcours très complet, à la fois exigeant et formateur. Sur le bord de travers entre les Glénan et le waypoint Banque Populaire Grand Ouest, on a eu un souci. Le vent est monté rapidement, avec des rafales autour de 30 nœuds, et on s’est fait surprendre. Le bateau est parti au tas et le gennaker s’est déchiré. On était déçus sur le moment, surtout qu’on naviguait au contact d’autres bateaux. Mais finalement, il y avait beaucoup d’air sur cette portion, donc ce n’était pas forcément la pire configuration pour perdre cette voile. On a perdu du terrain, mais on a continué à se battre et à attaquer jusqu’au bout. La fin du parcours, entre le pont de l’île de Ré et l’arrivée, était vraiment top. Il y avait des choix à faire en fonction des voiles disponibles, et c’était intéressant de voir comment chacun s’adaptait avec son matériel. Au final, c’est une course très riche, avec beaucoup d’enseignements. C’est idéal en vue de la Solitaire : ça remet dans le rythme et ça permet de se confronter à des situations très variées. »
Tiphaine Ragueneau (ORCOM) : « C’était une course hyper complète, avec vraiment tous les ingrédients : du jeu dans les cailloux, du large, du vent… et très peu de répit. Heureusement qu’on était deux ! Mais c’était une super expérience. J’ai énormément appris avec Pierre (Leboucher), et c’était clairement l’objectif. Ce n’était pas toujours facile, notamment avec ma main (blessée depuis le début de la saison, ndlr), donc c’est un point qui m’interroge encore pour la Solitaire du Figaro qui arrive. Mais globalement, il y a eu beaucoup de choses positives. On a eu de très bonnes phases dans la course, même si certains moments étaient plus compliqués, que ce soit en vitesse ou dans nos choix. Ce qui est rassurant, c’est que je ne me suis jamais sentie complètement dépassée. Le travail de cet hiver commence à payer, surtout que je n’avais pas beaucoup navigué au contact des autres cette saison. Il reste du peaufinage, notamment dans les réglages, mais c’était très précieux d’avoir Pierre à bord pour comparer, comprendre et progresser. Le long bord de reaching a été particulièrement marquant. Les conditions à bord étaient très dures : on était trempés en permanence, on avalait de l’eau salée, on mangeait peu… c’est surtout ça qui a pesé. Il fallait aussi trouver le bon moment pour envoyer ou non le gennaker, ce n’était pas évident. Malgré ça, je trouve qu’on a su être acteurs dans nos choix, parfois même initiateurs. Et ça, c’est vraiment positif. C’est une course très riche en apprentissages, et c’est exactement ce que je venais chercher. »
Pierrick Evenou (Decathlon – La Fresque du Climat) : « C’était incroyable, vraiment. On s’attendait à une course longue, intense, avec peu de répit… et on a été servis du début à la fin. Il y avait tout : du jeu dans les cailloux, parfois dans des passages très étroits où on ne savait pas si ça passait, du courant, du vent fort… et un long bord de reaching très engagé. Sur ce passage-là, c’était vraiment dur. On était trempés en permanence, au point de sortir le masque de plongée. Franchement, c’était assez extrême, on avait presque envie que ça s’arrête à un moment. Ensuite, la remontée a été un peu plus calme, mais sans vrai relâchement. On était toujours dans le match, à essayer de revenir sur les autres, avec des opportunités à saisir en permanence. Jusqu’à l’arrivée, où on a encore réussi à doubler un bateau dans les derniers milles. Ça fait du bien à la tête, et ça montre que rien n’est jamais joué en Figaro Beneteau. Au final, on est très contents avec Léo (Bothorel). On termine 13es, avec une belle remontée après un début de course compliqué. On n’a fait que revenir petit à petit, donc c’est vraiment satisfaisant. »
Edouard Golbery (Seastemik) : « C’était une super course, vraiment intéressante. Il y avait des bords techniques qu’on ne rencontre pas souvent, et c’était précieux de pouvoir les retravailler en vue de la Solitaire du Figaro qui arrive dans un mois. Sur ce plan-là, c’était une expérience très riche. Après, c’était aussi un jeu d’équilibre avec le matériel. Il fallait placer le curseur au bon endroit. Sur le long bord sous gennaker, on savait que ça allait être engagé, qu’il faudrait pousser, mais sans tout casser. À un moment, on se dit que si ça lâche, c’est toute la suite de la saison qui peut être compromise. Malgré ça, on est contents. On a fait de bons coups, notamment sur le début de course où on a réussi à se positionner devant. Il y a eu quelques regrets, notamment sur certains choix, mais c’est aussi ce qui a rendu la course passionnante : le classement bougeait en permanence, rien n’était jamais figé. Et puis il y a eu la fatigue. Sur quatre jours et demi, il a fallu rester lucide alors que les situations s’enchaînaient sans arrêt, dans des espaces contraints. C’était exigeant physiquement et mentalement, mais c’est exactement ce qu’on venait chercher. Une vraie grosse course. »
Hugo Cardon (Sarth’Atlantique) : « On est contents. On sort de cinq jours de mer où on s’est vraiment bagarrés du début à la fin. Il y avait du match en permanence, on gagnait des places, on en reperdait… c’était très joueur et vraiment plaisant à vivre. La course était hyper complète, avec des phases très différentes. En Bretagne Nord, c’était très tactique, dans les cailloux, à jouer avec le courant, avec beaucoup de manœuvres. Ensuite, il y a eu du large, avec des angles qu’on n’a pas l’habitude de naviguer, notamment sur le long bord entre les Glénan et le waypoint Banque Populaire Grand Ouest. Là, c’était engagé, trempé, avec des conditions de vie à bord assez dures pendant plus de 24 heures. Et puis la fin de course a offert un tout autre visage. À partir de l’île de Ré, on a retrouvé des conditions beaucoup plus agréables : mer plate, du soleil, de la vitesse… On revivait un peu à bord. Il y avait encore du jeu, de la stratégie, les bateaux autour pour se tirer la bourre, et même l’arrivée de nuit sous spi était incroyable. Sur le classement, on est assez lucides : il y a du bon et du moins bon. On ne s’était pas fixé d’objectif précis dans ce domaine, vu le niveau très élevé de la flotte. L’idée, c’était surtout de prendre du plaisir et de continuer à construire le projet, en vue de la Solitaire du Figaro. De ce point de vue-là, c’est très positif. On a pu valider beaucoup de choses, tester du matériel, affiner des réglages… et même identifier quelques points à améliorer pour la suite. C’est exactement ce qu’on était venus chercher. »
Carlos Manera Pascual (Repremar Shipping) : « C’était une très belle course, exigeante et vraiment intéressante à vivre. C’était aussi la découverte de notre duo avec Federico (Waksman), parce qu’on n’avait jamais navigué ensemble. Au début, on a un peu galéré à trouver notre fonctionnement et la bonne vitesse du bateau. On n’a pas encore toutes les manettes, donc il a fallu apprendre vite. Mais une fois qu’on a trouvé le bon rythme, on a réussi une belle remontée, et on a vraiment pris du plaisir. La fin de course a été plus compliquée, on a eu du mal à retrouver cette vitesse, donc il y a un peu de frustration. Mais avec le recul, on reste très positifs : ça ne faisait que six jours qu’on naviguait ensemble, donc c’est forcément encourageant. On a aussi eu quelques soucis techniques, ce qui n’a pas facilité les choses, mais ça fait partie de l’apprentissage. Et puis c’était une course très animée, avec beaucoup de bagarre sur l’eau, toujours à l’attaque, c’était vraiment sympa. Le parcours était hyper varié : des passages techniques dans les cailloux avec du courant, puis du large où il fallait aller vite. Il y avait un peu de tout, c’était exigeant mais très formateur. »
Ce jeudi 23 avril à 3h04, Nicolas Lunven et Tom Goron (PRB) ont coupé la ligne du Trophée BPGO, bouclant les 880 milles théoriques du parcours au terme de 4,5 jours d’une rare intensité. Une édition exigeante, complète, engagée d’un bout à l’autre!
Un final incandescent pour un trio d’exception - Ultim Sailing
Ce jeudi 23 avril à 3h04, Nicolas Lunven et Tom Goron (PRB) ont coupé la ligne d’arrivée du Trophée Banque...
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BRAVO à Arno Biston et Arthur Meurisse qui remportent la 3e place ! Belle surprise pour eux qui pensaient être 4e jusqu’à la ligne d’arrivée 😉
« On s’est battus du début à la fin. Sur l’eau, on a fait le choix d’attaquer, quitte à prendre des risques. Et finalement, ça a payé !»
Un grand bravo à Paul Cousin et son coskipper de luxe Alexis Loison qui remportent la deuxième place sur le podium !
«On est vraiment très contents de cette deuxième place. C’était une course hyper engagée, avec des moments très durs pour le bateau comme pour nous. »
PRB grand VAINQUEUR ! Nicolas Lunven et Tom Goron remportent le Trophée @bpgrandouest 2026! «On est évidemment très satisfaits. Ça a été une belle course, bien maîtrisée du début à la fin ! Il y a des moments où on en a bien bavé mais à l’arrivée c’est une belle première place.»
Après le choc du reaching, la course entre dans son dernier acte ! Lire l'analyse de la course :
Après le choc du reaching, la course entre dans son dernier acte - Ultim Sailing
Après plus de douze heures à haute intensité entre les Glénan et le waypoint Banque Populaire Grand Ouest, dé...
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À bon port !
Nos marins ayant subis des avaries sont de retour à Concarneau. Déçus bien sûr, mais contents d'être safe au ponton de la ville bleue.
#FLASHNEWS abandon d'Elitys (Victor Mathieu et Ulysse David) : "On a abimé le genak et on a un problème avec le safran. Le bateau est un peu en friche, on préfère rentrer". Ils font route pour Concarneau et arrive dans qq minutes.
💥 Après les vents faibles d’hier, cette nuit nos marins ont constaté une relance franche ! Ce matin les équipages filent plein gaze au vent de travers !
Une phase rapide, engagée, où la hiérarchie reste mouvante… comme en témoigne l’incident subi par Loïs Berrehar et Charlotte Yven (Banque Populaire), brutalement stoppés pendant plus d’une heure après avoir heurté un engin de pêche au moment du lever du jour.
🚨 À noter également ce matin que trois duos – Gaston Morvan et Benjamin Ferré (SLB Pharma), Victor Mathieu et Ulysse David (Elitys), ainsi que Joss Creswell et Cole Brauer (digiLab) – font route vers Concarneau, sans plus d’informations à ce stade.
Rallongement du parcours ! (880 milles contre 830).
Un point de passage finalement décalé plus à l’est, au large d’Arcachon, afin d’éviter des conditions trop rugueuses dans l’ouest du golfe de Gascogne.Cette option permettra de naviguer dans un vent de travers plus gérable !
La minute du jour pour tout savoir :
ambiance rase cailloux !
News du matin : JOUR 2 sur le Trophée @bpgrandouest
Après une journée d’usure à tirer des bords au près danss des conditions éprouvantes, la flotte a changé de visage. Ce lundi, les 33 duos encore en course filent désormais au portant! Lire + :
Du près au portant, la course change de tempo - Ultim Sailing
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Abandon de Normandy Offshore program 🚨