Ce samedi 18 avril à 15 heures pétantes, la flotte de la 3e édition du Trophée Banque Populaire Grand Ouest s’est élancée de la baie de La Forêt, sous un grand soleil et dans un vent timide, oscillant entre 5 et 10 nœuds. Des conditions idéales pour se mettre en action sans brutalité et entrer progressivement dans la course… avant de s’engager sur une boucle de 830 milles autour des îles du Ponant. Une entame propre, presque tranquille. Mais déjà, le match est lancé. Dans cette mise en route appliquée, les Britanniques Oliver Hill et Robin Elsey-Webb (Ollie Hill Racing) ont signé le meilleur départ tandis qu’à l’issue du parcours de dégagement, Jérémie Beyou et Paul Morvan (Beyou Racing) ont pris les commandes de la meute avant de mettre franchement le cap au large. Un premier jeu de placements, sans éclat mais déjà structurant.
Trouver le bon tempo, tout de suite
Derrière la douceur des premières heures, le défi est immédiat : s’installer dans le bon rythme sans rien concéder. « C’est toujours mieux de partir devant pour ne pas avoir à courir ensuite », a rappelé Nicolas Lunven (PRB), bien parti et pointé en deuxième position à la première marque de parcours. Une évidence qui prend ici tout son sens dans un peloton dense où le moindre mètre concédé peut s’étirer en milles. Où une petite erreur suffit à changer de train, sans garantie de correspondance. « C’est une course longue, avec cinq jours en mer à gérer. Il va falloir être efficace à deux, bien s’organiser, ne rien louper », a-t-il poursuivi. Tout l’enjeu est là : trouver l’équilibre entre engagement et gestion, vitesse et lucidité. Arthur Meurisse (Kiloutou) n’a pas dit autre chose : « Sur le papier, avec ce régime anticyclonique, les conditions paraissent simples. Mais il y aura plein de petits coups à jouer. Il faudra se montrer opportuniste, être au taquet. » Une vigilance permanente, d’autant plus importante que le parcours ne pardonne pas les approximations. « Le départ lance la course, il ne la décide pas. » Même état d’esprit du côté d’Eliaz Morineau (Demain sans HPV), concentré mais relâché : « Il faudra réussir à se dégager au mieux du paquet, naviguer proprement et aller vite. » Sans se précipiter pour autant. « C’est la lucidité dans la durée qui fera la différence. »
Les pièges en embuscade dès la première nuit
Car le décor va changer rapidement. Dès les prochaines heures, les difficultés vont s’accumuler. Une première transition aux abords de la pointe de Penmarch, puis le passage du Raz de Sein, attendu à contre-courant en début de nuit. « Là-bas, ça pousse toujours fort, et c’est encore plus vrai en période de forts coefficients de marée (104), comme en ce moment. Il faudra trouver le petit trou de souris pour passer mieux que les autres », a prévenu Nicolas Lunven. Un exercice millimétré, où il n’y a pas de place pour l’à-peu-près. Dans la foulée, la remontée de la mer d’Iroise promet son lot de complexité. « Ce n’est jamais une zone simple : des flux puissants, des rochers, des effets de côte », a résumé le double vainqueur de la Solitaire du Figaro, 6e du dernier Vendée Globe. Une navigation fine, exigeante, où il faudra en permanence ajuster sa trajectoire. Thomas André (Région Bretagne – CMB Océane) a toutefois relativisé : « Le courant sera, certes, un facteur clé, mais tout le monde va le subir. A mon sens, le plus important, ce sera d’aller plus vite que les autres. » Une manière de rappeler que, même dans un environnement contraint, la hiérarchie se fait aussi à la vitesse pure.
Une course déjà lancée, et rien ne sera figé
Dans ce contexte, la course ne tardera pas à se décanter. « Les choses sérieuses vont commencer assez vite », a confirmé Eliaz Morineau. Dès cette nuit, les trajectoires risquent de se dessiner et les premiers écarts apparaître. Mais rien ne sera définitif. « Tout pourra se jouer jusqu’à la fin », a-t-il insisté. Une dynamique mouvante, faite d’allers-retours, de choix assumés et parfois remis en question. Au fil des milles, la flotte va s’étirer, se recomposer, se retrouver… et parfois se reperdre aussi vite. Entre transitions, effets de site et phases plus ouvertes, la lecture du plan d’eau sera déterminante. Et la capacité à s’adapter, essentielle. Une chose ne trompe pas : derrière ce départ en douceur, la machine est déjà lancée. Et si le soleil a accompagné les premiers bords, la suite s’annonce autrement plus rugueuse. Une course vivante, exigeante, où il faudra tenir dans la durée, sans jamais cesser de jouer, ni de s’accrocher.
Ce jeudi 23 avril à 3h04, Nicolas Lunven et Tom Goron (PRB) ont coupé la ligne du Trophée BPGO, bouclant les 880 milles théoriques du parcours au terme de 4,5 jours d’une rare intensité. Une édition exigeante, complète, engagée d’un bout à l’autre!
Un final incandescent pour un trio d’exception - Ultim Sailing
Ce jeudi 23 avril à 3h04, Nicolas Lunven et Tom Goron (PRB) ont coupé la ligne d’arrivée du Trophée Banque...
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BRAVO à Arno Biston et Arthur Meurisse qui remportent la 3e place ! Belle surprise pour eux qui pensaient être 4e jusqu’à la ligne d’arrivée 😉
« On s’est battus du début à la fin. Sur l’eau, on a fait le choix d’attaquer, quitte à prendre des risques. Et finalement, ça a payé !»
Un grand bravo à Paul Cousin et son coskipper de luxe Alexis Loison qui remportent la deuxième place sur le podium !
«On est vraiment très contents de cette deuxième place. C’était une course hyper engagée, avec des moments très durs pour le bateau comme pour nous. »
PRB grand VAINQUEUR ! Nicolas Lunven et Tom Goron remportent le Trophée @bpgrandouest 2026! «On est évidemment très satisfaits. Ça a été une belle course, bien maîtrisée du début à la fin ! Il y a des moments où on en a bien bavé mais à l’arrivée c’est une belle première place.»
Après le choc du reaching, la course entre dans son dernier acte ! Lire l'analyse de la course :
Après le choc du reaching, la course entre dans son dernier acte - Ultim Sailing
Après plus de douze heures à haute intensité entre les Glénan et le waypoint Banque Populaire Grand Ouest, dé...
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À bon port !
Nos marins ayant subis des avaries sont de retour à Concarneau. Déçus bien sûr, mais contents d'être safe au ponton de la ville bleue.
#FLASHNEWS abandon d'Elitys (Victor Mathieu et Ulysse David) : "On a abimé le genak et on a un problème avec le safran. Le bateau est un peu en friche, on préfère rentrer". Ils font route pour Concarneau et arrive dans qq minutes.
💥 Après les vents faibles d’hier, cette nuit nos marins ont constaté une relance franche ! Ce matin les équipages filent plein gaze au vent de travers !
Une phase rapide, engagée, où la hiérarchie reste mouvante… comme en témoigne l’incident subi par Loïs Berrehar et Charlotte Yven (Banque Populaire), brutalement stoppés pendant plus d’une heure après avoir heurté un engin de pêche au moment du lever du jour.
🚨 À noter également ce matin que trois duos – Gaston Morvan et Benjamin Ferré (SLB Pharma), Victor Mathieu et Ulysse David (Elitys), ainsi que Joss Creswell et Cole Brauer (digiLab) – font route vers Concarneau, sans plus d’informations à ce stade.
Rallongement du parcours ! (880 milles contre 830).
Un point de passage finalement décalé plus à l’est, au large d’Arcachon, afin d’éviter des conditions trop rugueuses dans l’ouest du golfe de Gascogne.Cette option permettra de naviguer dans un vent de travers plus gérable !
La minute du jour pour tout savoir :
ambiance rase cailloux !
News du matin : JOUR 2 sur le Trophée @bpgrandouest
Après une journée d’usure à tirer des bords au près danss des conditions éprouvantes, la flotte a changé de visage. Ce lundi, les 33 duos encore en course filent désormais au portant! Lire + :
Du près au portant, la course change de tempo - Ultim Sailing
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Abandon de Normandy Offshore program 🚨