Les 24H Ultim vont réunir à Lorient les skippers d’Ultim et d’Ocean Fifty pour leur dernière confrontation en solitaire avant le grand rendez-vous de l’automne. Répétition générale, validation technique, retour à l’intensité de la course, confrontation directe : tous viennent chercher quelque chose de différent. Mais à écouter les marins, une certitude se dégage : pendant 24 heures, personne ne sera là pour faire de la figuration.
Basile Bourgnon – Edenred 5 (Ocean Fifty)
« J’ai un très bon souvenir des 24H Ultim. C’est une course intéressante, dans un format que j’aime beaucoup. Cela me rappelle ce que j’ai pu connaître en Figaro : c’est intense, on gagne petit à petit et le moindre virement peut compter, ce qui est beaucoup moins fréquent à l’échelle des grandes courses au large.
Les 24H arrivent à point nommé. Elles font partie du championnat et le podium est très serré. Je suis actuellement en tête avec quatre points d’avance. Ce sera aussi la rentrée des classes ! »
Tom Laperche – SVR-Lazartigue (ULTIM®)
« Les 24H sont un bel objectif. C’est bien de pouvoir reprendre la compétition avant la Route du Rhum. Cela permet de remettre en place tout ce qui concerne le routage à terre, le fonctionnement avec l’équipe et de retrouver le meilleur niveau possible. Tous ceux qui peuvent participer seront là, donc c’est aussi très intéressant de pouvoir se confronter directement.
Sur 24 heures, il y a très peu de répit. On ne peut quasiment jamais relâcher et, de ce point de vue, le rythme se rapproche davantage de celui de la Route du Rhum. »
Anne-Claire Le Berre – Upwind by MerConcept (Ocean Fifty)
« Les 24H Ultim sont un jalon important. C’est un sprint, donc pas du tout le même format que la Route du Rhum : sur 24 heures, la problématique du repos n’est évidemment pas la même. En revanche, cela va nous permettre de vérifier que le bateau est prêt. L’idéal, ce serait de terminer les 24H en se disant qu’il n’y a plus rien à faire sur le bateau avant le Rhum.
C’est aussi l’occasion de remettre toute l’équipe en configuration de départ. En ce sens, c’est une belle répétition générale. »
Thomas Coville – Sodebo Ultim 3 (ULTIM®)
« Je souhaite une longue vie à cet événement. Il faut des gens courageux et pugnaces pour lancer ce genre de rendez-vous. Peut-être que dans 25 ans, il aura généré quelque chose d’encore plus grand ! J’aime aussi beaucoup le fait d’y retrouver les Ocean Fifty et de mélanger les classes. Notre milieu se nourrit de ces échanges, notamment intergénérationnels. Réunir sur un même site des bateaux et des marins de générations différentes fait partie de l’intérêt des 24H. C’est un très beau rendez-vous avant l’épreuve de l’automne.
Le format des 24H n’est pas forcément l’exercice le plus naturel pour naviguer en solitaire en Ultim. Il faut adapter l’enchaînement des manœuvres et notre manière de mener ces bateaux. Il ne faut surtout pas imaginer une grande chevauchée à vitesse maximale pendant 24 heures. Naviguer en solitaire sur un Ultim reste pourtant l’un des exercices les plus engagés qui soient. Physiquement, c’est dingue. »
Erwan Le Draoulec – Lazare x Hellio (Ocean Fifty)
« Les 24H seront la dernière confrontation avant la Route du Rhum, mais c’est aussi une course à part entière. Courir en solitaire en Ocean Fifty, c’est important pour moi. La flotte sera à 100 % et j’ai envie de jouer la confrontation pure, de voir où je me situe, mais aussi de prendre confiance et d’accepter de vivre à ces vitesses sur ce genre de bateau.
Je suis hyper excité. Je suis passionné par les multicoques et j’ai vraiment hâte d’aller voir ce que nous sommes capables de faire. J’ai beaucoup travaillé pour ça. »
Thibaut Vauchel-Camus – Solidaires en Peloton by Delanchy (Ocean Fifty)
« Ces 24H Ultim tombent très bien. C’est intéressant d’avoir cette contrainte calendaire, qui donne du rythme à notre travail. Remettre du sportif au milieu de tout ça, c’est important.
Pour la course, tout dépendra évidemment des conditions météo. Je ne suis pas partisan d’en faire le moins possible. Il faut au contraire profiter de ces occasions pour naviguer, se mettre dans des conditions de difficulté, parfois dans le dur, afin de valider les choix et de se rassurer avant les grandes échéances. »
Baptiste Hulin – Viabilis Océans (Ocean Fifty)
« Ces 24H Ultim tombent à pic, encore plus pour nous. Nous n’avons eu qu’une seule confrontation cette année et nous n’étions pas encore complètement en place. On a donc profité de l’été pour travailler et cette course va être une vraie répétition générale avant la Route du Rhum.
Au vu du plateau et de la mentalité des concurrents, je suis persuadé que personne n’aura le pied sur le frein. Je ne vois pas pourquoi on ne donnerait pas tout. On mettra l’intensité qu’il faut.
C’est notre dernière confrontation avant la Route du Rhum et j’apprécie vraiment cet événement. J’ai encore en tête le départ entre Groix et Lorient : c’était magique, les images parlent d’elles-mêmes. Pour les partenaires aussi, c’est génial. Les 24H Ultim font vraiment partie du chemin qui nous mène vers le départ de la Route du Rhum. »
Armel Le Cléac’h – Maxi Banque Populaire XI (ULTIM®)
« Les 24H Ultim, c’était justement l’idée lorsque nous avons créé cette épreuve : avoir un vrai warm-up avant la grande course. Cette année, en solitaire, on monte encore d’un cran dans l’engagement. C’est une répétition générale pour tout le monde. L’épreuve a vraiment pris son envol, on connaît bien le format, avec les runs puis les 24 heures, mais le fait d’être en solo va forcément changer les choses.
Sur 24 heures, avec l’enchaînement des manœuvres et beaucoup de choses à gérer, l’intensité va être très forte. Ce sera un concentré de physique, de mental, de vitesse, avec les autres bateaux autour de nous.
Les 24H, c’est aussi un format qui nous laisse encore le temps d’échanger entre marins. On est dans une ambiance plus chaleureuse, avec les équipes, le public. Il y a cette dimension humaine avant d’entrer ensuite pleinement dans la compétition. »
Anthony Marchand – Actual Ultim 4 (ULTIM®)
« Les 24H Ultim vont nous permettre de continuer à ajuster les réglages du mât et de valider tout le travail réalisé. Ce sera aussi la première confrontation avec l’ensemble des autres bateaux, qui ont tous évolué de leur côté. C’est intéressant de voir où chacun en est et de valider nos choix sur le plan technique.
Cette course est une étape importante dans la préparation de la Route du Rhum. Dès qu’on prend le départ d’une course, on a envie de bien faire, donc on va l’aborder avec beaucoup de rigueur. C’est aussi un entraînement pour toute l’équipe : il y a une sorte de chorégraphie autour du départ et de l’arrivée qu’il est toujours bon de répéter. »