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VIABILIS OCÉANS

Skipper

Baptiste Hulin

questions à ... Baptiste Hulin

À quelques semaines de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, comment préparez-vous cette dernière confrontation ?

On prépare les 24H Ultim d’abord et la Route du Rhum – Destination Guadeloupe ensuite de manière assez active puisque contrairement aux équipes concurrentes, on a fait le pari de ne pas faire de chantier d’été et de profiter des conditions de navigation estivales pour passer du temps sur l’eau. On va aller chercher des conditions de vent fort. On va beaucoup alterner les navigations avec des objectifs sportifs bien précis et quand le bateau rentre, c’est repos pour les navigants et améliorations techniques sur le bateau.

Quels sont les plaisirs et difficultés d’un format de 24h de course, de surcroît en solitaire cette année ?

Les plaisirs et les difficultés sont un peu mêlées. L’intensité de la course et on a pu le vivre sur la Dream Cup puisque c’était la première épreuve en solitaire cette année et pour beaucoup de marins en Ocean Fifty, c’est une course qui a duré 72h et qui a été super intense avec très peu de phases de sommeil, des vitesses élevées sur des bateaux instables à des allures où le trimaran est un peu tout le temps à la limite de la ligne rouge. C’est super grisant et en même temps fatiguant. Cette confrontation à cette vitesse sur ces bateaux, cette intensité là est autant un plaisir qu’une difficulté.
On sera à 1 mois de l’ouverture du village de la Route du Rhum donc une des difficultés sera de savoir où mettre le curseur entre la compétition et préserver le bateau pour arriver à plein potentiel sur le village départ de la Route du Rhum.

Questionnaire

Qu’avez-vous fait cet été ?

Naviguer et continuer de se préparer à fond pour la Route du Rhum, cette course c’est un peu notre coupe du monde, nos Jeux Olympiques, la course la plus importante de ces 4 dernières années pour Viabilis Océans.

Votre routine avant un départ de course ?

Dans les 24 dernières heures, j’ai pour habitude de passer pas mal de temps avec mon équipe pour être sur que l’on a tout bien fait, fait une dernière passe sur toutes les listes, de matériel embarqué, ce qui a été fait à bord, être sur que l’on a rien oublié, se plonger dans la météo et profiter des amis et de la famille avant de partir. L’objectif c’est de partir le plus reposé et détendu possible ! 

Avez-vous un « modèle » en course au large ; si oui, qui ?

Je n’en ai pas qu’un mais plusieurs, il y a plein de grands noms de la course au large qui m’ont inspiré et qui continuent de le faire, des Loick Peyron, François Gabart, Charlie Dalin. Ce sont des personnes hyper inspirantes, ce sont des modèles pour moi !

Quelle jeune skippeuse ou jeune skipper vous a bluffé cette année ?

Ça ne va pas être très original mais Paul Loiseau, skipper de Bretagne CMB Espoir qui a commencé la course au large cette année et qui gagne une étape sur sa première Solitaire du Figaro et fait 4e au général.

Il est aussi passé par le match racing et la voile inshore, on avait le même coach Mathieu Richard. En décembre dernier, lors de la remise des prix du Marin de l’année, j’ai retrouvé Mathieu Richard, et j’ai rencontré Paul pour la première fois, Mathieu me l’a présenté en me disant que c’était un futur grand champion, il ne s’est pas trompé ! 

Crédit photo © Robin Cristol (portrait) et Benjamin Sellier (bateau)

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