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SOLIDAIRES EN PELOTON

Skipper

Thibaut Vauchel-Camus

Scléroses En Plaques a pour objectif de transformer le sport en moteur d’espoir et de solidarité. À travers des défis engagés comme le Défi Voile Solidaires En Peloton mené par Thibaut VAUCHEL-CAMUS, elle rassemble celles et ceux qui veulent soutenir, contribuer à la recherche médicale et donner de la force aux personnes atteintes de la maladie.

Notre mission :

• Sensibiliser le public à la Sclérose En Plaques

• Faire naviguer les patients et mécènes

• Être une plateforme média

• Collecter des dons au profit de la recherche médicale

• Partager des valeurs avec des mécènes solidaires

questions à ... Thibaut Vauchel-Camus

À quelques semaines de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, comment préparez-vous cette dernière confrontation ?

Après un début de saison sportive particulièrement intense, marqué par un bel enchaînement d’échéances, le rythme se fait désormais un peu moins dense et laisse enfin une place au repos. À quelques semaines de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, cette période est mise à profit pour accompagner l’équipe technique dans la préparation du bateau, alors que le chantier d’été bat son plein. C’est également le moment de se concentrer sur les échanges avec nos mécènes et partenaires afin de partager au mieux cette aventure et de préparer ensemble ce rendez-vous. Et, petit à petit, on se projette vers cet événement qui s’annonce aussi exaltant qu’exigeant, avec l’envie de vivre pleinement chaque instant de cette formidable aventure.

Quels sont les plaisirs et difficultés d’un format de 24h de course, de surcroît en solitaire cette année ?

Le format 24 heures en solitaire est particulièrement excitant, car il s’agit de l’un des exercices les plus exigeants en course au large, surtout à bord d’un OCEAN FIFTY. Sur le papier, la course dure 24 heures. En réalité, c’est un engagement de près de 30 à 35 heures sans véritable sommeil, si l’on tient compte du temps qui précède le départ, depuis le saut du lit jusqu’au franchissement de la ligne d’arrivée. Ce qui rend ce format si particulier, c’est avant tout la gestion du repos. Contrairement aux courses plus longues, où l’on peut progressivement installer un rythme de micro-siestes, une épreuve de 24 heures ne laisse quasiment aucune place à cette organisation. Il faut composer avec la fatigue, rester lucide en permanence et faire les bons choix malgré un niveau d’engagement physique et mental très élevé.

Questionnaire

Qu’avez-vous fait cet été ?

Cet été, le programme est : accompagner l’équipe technique sur le dernier chantier de préparation avant la reprise de la saison sportive, afin que le bateau soit dans les meilleures conditions pour sa remise à l’eau prévue à la fin du mois d’août. C’est aussi le moment de recharger les batteries, de profiter de ma famille, de changer de décor en prenant la direction de la montagne et, pourquoi pas, un peu de mer… mais en mode croisière !

Votre routine avant un départ de course ?

Ma routine avant le départ d’une course ? Avant tout, rester le plus serein possible. Les derniers échanges avec l’équipe permettent de s’assurer que rien n’a été oublié. L’objectif est de conserver un rythme maîtrisé tout en arrivant reposé et apaisé sur la ligne de départ. J’essaie aussi de ne pas me laisser gagner par le stress et de commencer à entrer dans ma bulle. C’est une transition importante : passer progressivement de l’effervescence qui entoure un départ de course à la concentration qu’exige le solitaire. 

Avez-vous un « modèle » en course au large ; si oui, qui ?

Parmi les marins qui m’inspirent, je cite Louis Duc. Il possède déjà une longue carrière, construite selon une trajectoire singulière, avec beaucoup d’ingéniosité, d’abnégation et de résilience. J’admire également son état d’esprit. Année après année, il a su fédérer de nouveaux partenaires autour de projets qui n’ont cessé de grandir et de se structurer. À mes yeux, Louis incarne aussi l’héritage de la course au large d’autrefois, celle des marins qui faisaient énormément par eux-mêmes, notamment sur le plan technique. Cette capacité à comprendre, préparer et faire évoluer son bateau reste une qualité essentielle.

Quelle jeune skippeuse ou jeune skipper vous a bluffé cette année ?

Si je devais avoir un clin d’œil pour la nouvelle génération, je citerais Kéni Piperol, jeune Guadeloupéen, travailleur, déterminé et doté d’un vrai potentiel. Je pense aussi à Pep Costa, avec qui j’ai eu la chance de naviguer en OCEAN FIFTY , tout comme Kéni. Pourquoi eux ? Parce qu’ils incarnent tous les deux des parcours qui forcent le respect. Ils ont fait le choix de quitter leur territoire d’origine – la Guadeloupe pour l’un, l’Espagne pour l’autre afin de poursuivre leur rêve en course au large. Le déracinement est un véritable pari. Il faut accepter de s’éloigner de ses proches, de renoncer à un certain confort et parfois repartir de zéro pour se construire une place dans un univers aussi exigeant que passionnant. Ce sont des choix de vie forts, qui demandent beaucoup de courage, de persévérance et de conviction. C’est aussi pour cela que j’ai beaucoup d’admiration pour leur parcours.

Crédit photo © Chloë Lecardonnel

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